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Bref, j’ai un chauffeur personnel. Il s’appelle @uber_paris

Récemment, j’ai entendu dire que la génération Y, c’est juste une bande de gamins avec un pouvoir d’achat. Le raccourci est vite fait, j’ai donc décidé d’avoir mon propre chauffeur pour me promener dans Paris. Plus sérieusement, si vous êtes des fidèles du web, vous avez du entendre parler de Uber qui s’est lancé à Paris durant la grande messe LeWeb en décembre dernier.  La promesse est simple : Votre chauffeur grand standing en moins de 10min n’importe où dans Paris. On le commande avec l’app iPhone qui vous géolocalise et « normalement » en moins de 10 min, un chaffeur bien habillé, vous ouvre la porte en vous souhaitant la bienvenue, il vous propose à boire, le choix de la musique à bord, vous fait la conversation pendant le trajet et vous dépose à bon port. L’avantage en plus ? Pas besoin de sortir de monnaie ou billet, puisque vous êtes débités sur votre carte de crédit directement à la fin de la course. Car, oui pour utiliser l’app, il faut donner son numéro de carte bleue. Enfin vous pouvez suivre le parcours de votre chauffeur avant qu’il arrive pour sortir pile au bon moment. Tout ceci dans la théorie, c’est beau, c’est fun, c’est tendance mais quand est-il de la réalité ?

Pour vous, j’ai donc testé non pas 1 fois, ni même 2 fois mais 3 fois le service pour être certains de mon avis (et parce que j’en suis un peu accro).

La 1ère fois : On connait tous l’adage : la première, c’est jamais terrible. Sauf que dans mon cas, c’était PARFAIT. Samedi soir (ou plutot dimanche matin), 4h, sortie de boite à Pigale. Pas de taxis en vue, 30 personnes qui en cherchent un. Il fait moins 10, j’oublie le Vélib’. Marcher 2h, encore moins. Noctilien ? connais pas. Je sors mon iPhone, commande mon chauffeur Uber. 4min plus tard, mercedes noire qui arrive. Service au top, je suis rentré en 10min et pour 27€. (Pigale => Porte de Saint-Cloud). Avec un petit code de reduction trouvé sur le web, je ne paie que 12€. Je suis conquis.

La 2ème fois : Je sors du resto, je veux faire tester à une amie, on commande vers 23H, mon chauffeur est censé arriver 10 min après. Il arrive près de nous mais dans une autre rue et s’arrête. Au bout de 5 minutes, on se décide à le rejoindre. Chauffeur pas aimable qui n’ouvre même pas la porte et pas un mot du trajet. A peine arriver, je me plains sur Twitter et en laissant mon avis à la fin de la course. Réaction immédiate de la community manager, elle prend toute en charge. Après enquête de 24h, on m’offre 15€ de réduction. Beau geste, réactivité et comme cela arrive à tout le monde de se planter au départ, je suis satisfait de la réponse.

La 3ème fois : Pour profiter de mes 15€, je me dis qu’il faut pas rester sur un échec, je me décide à tester de nouveau le service. Je lance l’app, un chauffeur est censé être là dans 4 minutes. Il en mettra 12 après une multitude de détours. On est à Paris, je peux comprendre. Sauf qu’il y a une chose que je ne comprends pas : le chauffeur arrive en van pour 10. Je suis tout seul, c’est pas hyper confortable. Le chauffeur est sympa et parle beaucoup. Il me dépose en oubliant de stopper la course. Il attend encore 2/3 minutes et coupe enfin. Je suis pas content, je le dis sur Twitter mais je reçois qu’un mail d’excuses par le manager d’Uber France.

Ce que je retiens de mon expérience? Uber sur le papier c’est génial. Dans la réalité, ça ne marche qu’une fois sur trois. Si on a de la chance. Le service est très orienté service client, c’est pro, c’est efficace mais je pense que l’app de taxi G7 s’est fortement développée dans le bon sens et Uber doit donc rendre son service plus efficace.

Dans quels cas utiliser Uber ? #1 La nuit quand vous sortez de boite et quand il y a jamais de taxis. #2 Si vous voulez impressionner madame et que vous aimez prendre des risques (cf. Mon expérience 2 et 3). #3 Si vous travaillez dans la finance. #4 Si vous avez beaucoup de chances. #5 Si vous avez jamais essayé.

Ce que Uber doit améliorer ? #1 Donner la possibilité de choisir son chauffeur et sa voiture (berline ou van) et on m’a confirmé que ça va arriver. #2 Je trouve les prix un peu élevé par rapport aux services embarqués. #3 Uniformisez la formation des chauffeurs pour offrir toujours le même type de service. #4 Donnez un sentiment de plus d’exclusivité. #5 Offrir un bon de réduction à  mes lecteurs ? :)

Bref, si vous aussi vous voulez faire un retour d’expérience sur Uber, laissez un commentaire ;)

Premier Mash Up réussi !

Je sors tout juste de mon premier mashup qui était organisé à l’ESCP Europe à Paris et je dois dire que pour une première j’ai vraiment apprécié. Le Mash Up a pour vocation de mettre en avant l’entreprenariat et les jeunes startup d’étudiants (bien souvent dans le programme ESCP, HEC et EM Lyon Entreprenariat) tous les 2 mois lors d’un évenement qui se déroule en 3 temps : une table ronde sur un sujet lié à la création d’entreprise, une série de 10pitchs de start-up et un buffet networking. Ce dernier a pour ambition de faire recontrer des apporteurs de projets et des personnes qui ont des compétences mais sans projets précis. On y vient donc pour apprendre, découvrir et recruter. Un bon programme. Pour sa 5ème édition à Paris, le thème était «  Quelle stratégie pour financer sa start-up ? Regards croisés d’un entrepreneur et d’un investisseur ». Les invités étaient Emilie Gobin, fondatrice et présidente de l’ Usine à Design et Stéphane Pesqué, Membre du Directoire de CM-CIC Capital Privé et investisseur dans l’Usine à Design. Durant 1h, les intervenants ont témoigné et les échanges ont été très intéressants. Le débat était animé par les organisateurs mais aussi le public par l’intermédiaire des conférences : Balloon. L’Usine à Design pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une place de marché ou l’on peut acheter des meubles de designer, souvent peu connus, à prix réduits

Cette table ronde m’a ôté quelques préjugés sur les levées de fonds et particulièrement sur la relation investisseurs / entrepreneurs. Les 2 intervenants étaient très calés dans leur domaine et Emilie a pu apporter son expérience en tant que jeune entrepreneuse (27 ans) qui a tout de même, en 2 tours, levé 5 millions d »Euros. J’ai retenu que pour Stéphane Pesqué, le plus important c’est l’équipe. Sur 500 dossiers reçus par an seul 5/6 projets sont investis et autant dire que le capital-risqueur mise gros sur ces investissements ! On a une fois de plus insisté sur le fait qu’il faut penser business et rester focus la dessus uniquement, oubliez banques et aides de l’état, c’est une perte de temps par rapport aux gains. Enfin, j’ai découvert un métier : leveur de fonds. Emilie en a embauché un pour sa première levée et cela lui a permis de rencontrer les bons fonds tout en restant focus sur son activité. Et surtout, elle a arrêté de se prendre des rateaux par des Business Angels :). Un leveur prend entre 5% et 10% du montant de la levée. Stéphane a insisté sur le fait que pour les bons projets, il y a encore du cash en France et qu’on est plutôt bien loti par rapport à nos voisins européens. La question du salaire est également venu du public. Aujourd’hui Emilie gagne bien sa vie au bout de 2ans d’activité et les 2 intervenants recommandent de se verser au moins un SMIC / mois la première année, ne serait-ce que pour la motivation. En terme de valorisation, il est toujours difficile d’avoir une réponse claire sur le sujet mais la façon la plus simple de calculer est de déterminer combien on a besoin pour assurer sa croissance et devenir rentable et combien on est prêt à lacher. On ne sait pas combien a pris CM-CIC dans l’Usine à Design mais au vu des interventions, je dirais 15/20%. L’heure de la table ronde est passée très vite et l’intervention fut très réussie.

En ce qui concerne les pitchs, c’était très passionnant et on a assisté à tous les types de pitchs. Je ne suis pas du tout connaisseur mais le peu que j’ai lu de mes illustres aînés, Mister Pocarles et Mister Giorgi en têtes m’ont permis de déceler les bons, des plus mauvais. J’ai remarqué que commencer son pitch par « Nous sommes partis du constat que… » est très mauvais, ça manque de magie de l’entreprenariat qui veut changer le monde. Surtout dans le secteur du web. On décèle certes des usages mais on se lance avec conviction parce qu’on croit à notre projet et parce que les gens en ont besoin mais pitié ne commencez pas votre pitch de cette manière ça casse tout. Ensuite, il y avait les entrepreneurs qui lisent leurs notes et lèvent très peu les yeux. Désolé mais même à l’école, on apprend ça :) Enfin, il y a ceux où les phrases sont tellement à rallonges qui font qu’à la fin on se demande bien à quoi va servir le produit ou le service. 2/3projets ont retenu mon attention et je compte bien essayer ou suivre dans le futur : Unishared qui a pour vocation de rendre l’éducation plus fun grâce au système de partage de connaissance sur Internet. Voodiz qui veut devenir le 1er réseau à la AirBnB des étudiants et il y a de quoi faire ! Et enfin mon petit préféré pour le pitch, la promesse et l’implication de l’entrepreneur : ForgetBox ou comment partager un très gros dossier en 4 clics. 1 clic droit sur le dossier, un clic pour sélectionner ForgetBox, un clic pour choisir le destinataire et un clic pour valider. Je vais tester et je vous dirais ce que j’en pense !

Je ne suis pas resté au buffet networking, étant venu là en curieux. Et curieux je serais encore pour la prochaine édition !